• Posted on: 18 October 2017
  • By: Fonsis

Pour une croissance inclusive et durable, l’Afrique doit davantage miser sur les énergies renouvelables. Consciente de ce fait, le Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS), la Banque africaine de développement (BAD) et l’Institut mondial pour la croissance verte (GGGI, en anglais), ont mis en place le Fonds pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (REEF, en anglais). A terme, ce mécanisme compte mobiliser 370 milliards de FCFA pour financer des projets d’énergie renouvelable.

Le Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS) la Banque africaine de développement (BAD) et l’Institut mondial pour la croissance verte (GGGI, en anglais), ont initié, ce jeudi 12 Octobre 2017, un forum économique pour la création du Fonds pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (Renewable and Efficient Energy Fund (REEF), en anglais). Ce fonds vise à accélérer le développement des projets d’énergie renouvelable ainsi que l’efficacité énergétique au Sénégal. Le directeur exécutif chargé de la levée des fonds en dette projets du FONSIS, Serigne Diakhoumpa, a indiqué que l’objectif du REEF est de contribuer à l’atteinte des objectifs nationaux de réduction des émissions de C02. Dans sa première phase, a-t-il précisé, cette initiative compte mobiliser 50 millions de dollars US, soit près de 28 milliards de FCFA, avant la mi-2018. Pour celle-ci, 24 projets ont été déjà identifiés, dit-il. Les ressources nécessaires pour leur financement sont en train d’être mobilisées et que les premiers projets vont démarrer à partir du premier trimestre de 2018, ajoute-t-il. L’objectif du Fonds d’ici à deux ans, poursuit-il, c’est de réunir 200 millions de dollars US, soit plus de 110 milliards de FCFA. Alors qu’à terme, il vise à mobiliser 660 millions de dollars Us, soit près de 370 milliards de FCFA, pour financer des projets d’énergies renouvelables.

« Repenser notre façon de financer »

Le directeur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétiques à la BAD, Ousseynou Nakoulima, a rappelé que l’ambition de sa structure est de faciliter l’accès universel à l’énergie d’ici à 2025. Pour ce faire, elle mise sur le soutien à l’émergence, le renforcement des institutions locales ainsi que sur l’implication du secteur privé. Au-delà de l’accès à l’énergie, poursuit-il, la finalité est de créer des emplois. Seulement, reconnaît-il, l’accès au financement est encore perçu comme « une barrière » pour le développement de ce secteur. « Notre objectif, à travers cette initiative, a-t-il insisté, est de lever ces contraintes liées au financement ». C’est d’ailleurs 

tout l’intérêt de cette rencontre, selon lui, afin que le Sénégal puisse voir ce qui se fait ailleurs, adapter des solutions aux réalités locales et trouver la bonne structuration.

Le directeur général de GGGI, Dr Frank Rusberman a, de son côté, souligné que le REEF est un « mécanisme innovant » visant à faire de l’accès à l’énergie propre une « réalité parce qu’étant moins cher ». Malheureusement, déplore-t-il, cette approche est peu développée au Sénégal. Dr Rusberman espère que ce fonds sera d’un apport crucial pour faciliter l’accès aux énergies qui sont, dit-il, des facteurs importants pour une croissance économique ». A travers le REEF, ajoute-t-il, « nous espérons mobiliser le secteur privé autour de ce mécanisme pour accompagner le Sénégal dans sa transition énergétique ».

Le ministre de l’Environnement et du Développement Durable est, pour sa part, d’avis que « pour répondre aux enjeux énergétiques, il faut repenser notre façon de financer le secteur privé ». « C’est une exigence de l’engagement vers l’accélération de la croissance verte s’appuyant sur des approches globales et inclusives capables d’impulser un développement économique fort et inclusif respectant les durabilités environnementales », a déclaré Dr Mame Thierno Dieng. A son avis, la mise en œuvre de ce fonds contribuera à l’effort de développement énergétique engagé par l’État qui accorde, dit-il, « un accent particulier à la réalisation et la diversification du mix énergétique ». Le REEF, a-t-il souligné, au-delà de l’aspect financier, contribue également aux réponses du Sénégal à la communauté internationale, notamment ses engagements dont la Contribution prévue et déterminée sur le plan national (CPDN), plan adopté lors du conseil des ministres du 16 septembre 2015. L’organisation de ce forum traduit bien, selon lui, les orientations du président de la République, formulées dans le PSE.

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