• Posted on: 20 October 2015
  • By: Fonsis
Indéfini

Un protocole d’accord pour la mise en place d’un mécanisme de financement des petites unités industrielles a été signé avant-hier entre le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip), la Banque nationale pour le développement économique (Bnde) et le Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis) au Ministère de l’Industrie et des Mines.

Conformément à la volonté du chef de l’Etat d’assurer une meilleure valorisation de nos ressources agricoles, dans une logique de développement industriel endogène, un protocole d’accords pour la mise en place d’un mécanisme de financement des petites unités industrielles a été signé hier entre le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip), la Banque nationale pour le développement économique (Bnde) et le Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis). Ce mécanisme de financement des petites et moyennes unités industrielles sera doté initialement d’un montant d’un milliard de FCfa avec les apports suivants : 500 millions de FCfa du Ministère de l’Industrie et des Mines et 500 autres millions de FCfa injectés par le Fongip. 

En effet, informe le ministre Aly Ngouille Ndiaye, cette dotation initiale sera logée à la Bnde et permettra un effet multiplicateur de 2,5 milliards de FCfa, mobilisables pour le financement des petites et moyennes unités industrielles. D’après lui, sur demande de la Bnde, le Fonsis pourra intervenir en fonds propres à chaque fois que de besoin. Selon lui, les conditions de financement des promoteurs sont de 100 millions FCfa (montant plafond) avec une durée qui varie de 3 à 5 ans et un différé de 3 à 6 mois. Aussi, a-t-il avancé que le taux d’intérêt annuel net est de 6,5%. Le ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye a également indiqué qu’un comité technique sera la porte d’entrée des promoteurs. Il aura pour mission de recevoir et d’instruire les demandes de financement des petites et moyennes unités industrielles éligibles, de présélectionner et de transmettre à la Bnde les dossiers présélectionnés, pour la phase d’instruction et d’analyse de crédit.  L’administrateur général du Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip), Doudou Kâ, a, pour sa part, salué la clairvoyance du ministre de tutelle. 

Mieux, il a dit toute sa disponibilité à accompagner ce type de synergies des interventions pour « permettre la création de valeurs et surtout d’emplois aux jeunes et femmes ». De son côté, Thierno Seydou Nourou Sy, directeur général de la Banque nationale pour le développement économique (Bnde) a laissé entendre que ces petites unités industrielles vont créer de l’émulation ; mais, avertit-t-il, un comité de risque, qui se réunira toutes les semaines, sera mis en place. 

Serigne Mansour Sy CISSE